Grand bouquet dans un vase japonais, Redon

1914

Au mois de mai 1897, Odilon Redon écrivait à son ami André Bonger : « Le pastel me soutient, matériellement et moralement, il me rajeunit. » C'est en effet grâce au pastel que l'artiste est parvenu à dépasser la période des «noirs» - comme il nommait lui-même les fusains et les lithographies aux puissants contrastes d'ombre et de lumière - pour introduire la couleur dans son oeuvre jusqu'ici dominée par le blanc et le noir. Ce tableau resplendissant est un remarquable exemple du rayonnement qu'il savait transmettre à ses bouquets de fleurs, et des tonalités rares qu'il trouvait pour traduire les intenses variations de couleurs. L'oeuvre se divise en deux zones bien distinctes : les innombrables variétés de fleurs se détachent sur un fond où se combinent des roses et des violets, tandis que, dans la partie inférieure, le vase japonais se découpe sur des tonalités dorées et cuivrées.
On retrouve ici le souci qu'avait Odilon Redon de « constituer une belle substance» comme il nous l'explique dans son journal : « Peindre... c'est, ainsi que la nature, créer du diamant, de l’or, du saphir, de l'agate, du métal précieux, de la soie, de la chair. »

Pastel 73 x 54,5 cm

 

Des réalisations minutieuses faisant écho aux oeuvres originales

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