L'Automne, 
Guiseppe Arcimboldo

1573

C'est au cours de son long séjour à la cour de Vienne, chez l'empereur Maximilien II, qu'Arcimboldo exécuta sa série de quatre peintures représentant les allégories des saisons dont notre tableau fait partie. Comme pour bien d'autres de ses compositions fantastiques, l'artiste interprète ces saisons sous la forme de visages humains, de véritables portraits, d'ailleurs, mais constitués d'un ensemble de fruits, de fleurs et d'objets en relation avec le moment particulier de l'année. Ici, la tête est suggérée par une grosse courge couronnée de grappes de divers raisins représentant efficacement les boucles de cheveux retombantes. Des poires charnues et de grosses pommes d'automne remplacent les joues et le nez tandis que le menton est formé par une grenade écarlate. Des épis, du sarrasin, des mûres, des cardons, des châtaignes et autres produits de la forêt figurent les sourcils, la barbe inculte, la bouche et jusqu'aux verrues du visage. Un champignon au chapeau rouge et incurvé simule l'oreille au lobe de laquelle, comme un précieux joyau, pend une belle figue mûre, gonflée de suc. Diverses racines - navets, raves - figurent la nuque et le cou, tandis que les douves d'un tonneau éclaté tiennent lieu d'habit ; l'allusion aux vendanges est évidente. À travers les saisons, ces allégories évoquent les âges de la vie et, dans le cas de l'automne, l'âge mûr.

Huile sur toile 76 x 64 cm

 

Des réalisations minutieuses faisant écho aux oeuvres originales

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